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RÉFLEXION
DE LA SEMAINE 22 au
30 juillet 2008
Une réflexion sur
''la
condition étudiante''
à l'Université
d'État d'Haïti
Sauveur JOSEPH
sauveurjoseph@gmail.com
Haïti est le seul
pays de la caraïbe à
avoir un système
d’enseignement
supérieur gratuit.
Cette gratuité est
une exigence
constitutionnelle.
Car la constitution
de1987 a établi
cette base en ses
articles 208, 209,
211 et 212. Elle se
fait sur forme de la
méritocratie
c’est-à-dire sur
mérite. C’est
pourquoi, cette
dernière se fait par
un concours
d’admission au sein
des onze (11)
Facultés et des
Écoles de Droits de
provinces qui
forment l’Université
d’État d’Haïti (U.E.H).
« L’étudiant une
fois rentrée paie un
frais annuel qui ne
dépasse pas les
Vingt Dollars ($20
US). Sauf, les
Écoles de droits de
provinces qui paient
un peu plus de trois
(3) fois de plus »
déclare Wilson
LALEAU. « Dans une
telle situation on
ne peut pas parler
de bourse complète.
L’étudiant est
presqu’un boursier,
parce qu’il n’y a
pas de subside(ndlr:
assistance) en
dehors de
l’Université. L’État
lui paie l’entièreté
de sa formation »,
reconnaît le vice
recteur. Cependant
la situation des
étudiants en Haïti
est précaire. La
plupart d’entre eux
sortent des autres
villes du pays
(province). Ils
viennent à
Port-au-Prince pour
des études. Loin de
leurs parents,
certains habitent
chez un ami ou une
personne quelconque.
Cela leur permettra
de continuer à
dormir et manger
pour pouvoir faire
ces études. « Je ne
suis de
Port-au-Prince après
le Baccalauréat,
j’étais obligé de
venir à port -au
prince pour étudier.
Je n’avais personnes
ici. J’étais obligé
de venir chez un
ami. Je vis
difficilement chez
cet ami. Car il ne
peut pas comprendre
ce que je fais.
Parce que lui il
n’est pas encore à
université. Je n’ai
pas les moyens
financiers pour
vivre » affirme un
étudiant à
L’université d’État
d’Haïti.« Je ne suis
pas un boursier. Je
peux comprendre
quand on a une
bourse du
gouvernement
Français, américain
ou autre. Quand on
revient dans le pays
après les études on
trouve un emploi. On
est respecté »
réjouit un autre.
Le travail :
entre les études et
le quotidien
Certains étudiants
ont choisi de
laisser après deux
ou trois années
d’études pour aller
travailler pour
gérer le quotidien.
Ce qui contraint ces
étudiants de
terminer leurs
études dans le délai
imparti. Pour y
retourner, certains
sont contraints par
les supérieurs ou
quelques employeurs
de demander une
exigence académique.
« Je suis une
victime de cette
situation, je
travaille dans une
institution qui me
demande de donner un
papier qui prouve
que j’ai fait des
études
universitaires. Je
ne pouvais pas, on
m’a dit qu’on allait
me donner une
promotion,
malheureusement je
n’avais pas de
diplôme. J’ai du
prendre la décision
de revenir pour
préparer mon mémoire
de sortie pour
pouvoir obtenir ma
licence »regrette un
étudiant de la
Faculté des sciences
Humaines.
Le coût d’un
boursier à l’État
Haïtien
Le budget national
de l’État Haïtien
est de un (1)
milliard 900
millions. De cette
somme, un montant de
10 millions 596
milles dollars Us
(400 millions de
gourdes) est
consacré à
l’université d’État
d’Haïti. Puisque
l’université d’État
d’Haïti compte
environ 23 milles
étudiants. Cela
donne environ 460
dollars Us par
étudiants.
Le coût des études
pour un Haïtien en
République voisine
La situation des
étudiants Haïtiens
en République
Dominicaine est
incomparable à
celles de non
seulement mal connu
par la population
Haïtienne, elles ne
sont pas
susceptibles de
garantir un emploi.
Je cause avec un
paysan, je lui ai
dit que je suis
sociologue, il n’a
rien compris. Mais
si je lui ai dit que
j’étais médecin, il
pourra vite me
comprendre. Car la
population ne
comprend pas bien la
question des
sciences Humaines et
sociales. Ces
disciplines sont
assez jeune, et peu
connues en Haïti, a
déclaré un finissant
en Sociologie à la
Faculté
d’Ethnologie.
En effet, la
constitution de 1987
fait une exigence à
l’État Haïtien et
les autorités de l’U.E.H
de doter cette
Université d’une loi
et surtout de
permettre à l’U.E.H
de répondre aux
problèmes du pays en
vue de son
développement .
Cette loi prendra
t-il compte les
desideratas de tous
les acteurs du pays.
Depuis 1987, l’U.E.H
attend cette loi
cadre qui ne tarde
encore à venir.
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