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RÉSUMÉ DES
PRINCIPALES
CONCLUSIONS
DE
L’ENQUÊTE
Les
données présentées
dans le cadre des
résultats de cette
enquête, constituent une
tentative rigoureuse
et systématique
d’apporter un nouvel
éclairage sur des
aspects essentiels
de la situation des
familles à
Port-au-Prince et
les zones
environnantes après
le passage du séisme
du 12 janvier 2010.
La méthodologie
utilisée tient
compte d’un ensemble
de facteurs faisant
en sorte que ces
données puissent
exprimer la réalité
avec une certaine
objectivité.
Toutefois, cette
enquête n’a pas la
prétention de
généraliser ses
conclusions à
l’ensemble de la
population de
victimes du séisme.
Il offre simplement
une perspective d’un
groupe assez
considérable des
victimes, lequel est
composé de cent
soixante-quinze
(175) familles pour
environ 800
personnes choisies
suivant des critères
bien définis (voir
ci-après).
A- Profil
socio économique des
répondants et
représentativité
dans l’échantillon
Les
efforts sur le plan
méthodologique, en
matière de choix de
l’échantillon et le
profil
socio-économique des
répondants
interrogés
constituent des
intentions
rigoureuses en
termes de
représentativité de
la population.
L’échantillon est
composé de 52% de
mères pour 48% de
pères de famille.
Sept (7) zones
affectées ont été
considérées
(Port-au-Prince,
Delmas, Carrefour,
Pétion-Ville,
Tabarre et
Carrefour-feuilles),
avec des familles
dans des situations
très variables
c’est-à-dire ceux
qui vivent dans leur
maison (38%), dans
les camps
d’hébergement (32%)
ou dans la rue
(18%). Les
répondants
appartiennent à des
groupes d’âges
différents dont la
majorité se situe
entre 26 et 34 ans
(34%). Le niveau de
scolarité est un
autre indice de la
variété des membres
de l’échantillon,
seulement 10% des
répondants ont un
diplôme
universitaire de
premier cycle ou est
en voie d’être
obtenu. C’est
beaucoup moins pour
leur conjoint avec
7%. La majorité des
répondants sont sans
un diplôme de fin
d’études secondaire
ou un diplôme
technique (83%)
c’est pareil pour
les conjoints (67%)
ceci en tenant
compte que dans 19%
de cas, le répondant
n’a pas pu fournir
d’information sur
son conjoint.
La
situation
professionnelle et
le revenu familial
des répondants sont
deux autres
indicateurs de
l’hétérogénéité du
groupe en référence
à la population de
Port-au-Prince dont
l’échantillon est
prélevé. C’est
ainsi que 52% des
gens interrogées
sont des chômeurs ou
déclarent travailler
à leur compte (dans
le commerce
informel, la vente
de détails, petits
métiers manuels
etc.…), tandis que
c’est 29% de leurs
conjoints qui sont
aussi dans cette
situation. En ce qui
concerne le revenu
familial de la
dernière année
(2009), nous avons
53% de répondants,
vivant dans la
pauvreté avec un
revenu familial ne
dépassent pas $
1,249US par an,
parmi lesquels on a
22% (sans revenu) et
18% (avec moins de
$625 US). Ensuite,
les familles en
difficulté
financière
c’est-à-dire ceux
qui se situent entre
$ 1,250 et $ 3,749
US et représentent
16%. Un autre groupe
est considéré comme
faisant partie
d’une classe moyenne
faible avec un
revenu familial
compris entre $3,750
et 12,499 US par
famille. La
classe moyenne
et la classe
moyenne supérieure
sont représentées
dans l’échantillon à
hauteur de 11% avec
des revenus pour la
famille de $12,500
US et plus. Donc,
lorsque l’on combine
les diverses
informations sur le
profil
socio-économique des
familles ayant servi
à l’enquête, les
informations sur le
revenu devient ce
qui est décrit dans
la figure 25. Une
majorité de
l’échantillon
touchent les
personnes les plus
vulnérables qui sont
les plus nombreux
dans la population.
B- Situation
familiale (sécurité,
sources
d’information,
voisinage) et
sentiments exprimés
Les
données sur la
sécurité familiale
ont montré que les
répondants ne se
sentent pas en
sécurité à
Port-au-Prince. Ils
ne sont pas en
sécurité suivant
leur perception à
71%. Cette
insécurité se
traduit par une
crainte pour leur
vie et celle de leur
famille dans 56% de
cas. Pour ces
individus, la police
Nationale et les
militaires étrangers
sont très peu
efficace dans le
travail d’assurer
leur sécurité depuis
le 12 janvier 2010.
70% ne sont tout
simplement pas
certain, en
désaccord ou
totalement en
désaccord sur le
fait que ces
institutions ont
fait un bon travail
pour garantir leur
sécurité et celle de
leur famille.
Dans
cette situation
souvent décrite
comme difficile et
les ayant affectés
(49%) ou très
affectées (39%), la
question de
perspective
familiale est
pertinente et
explorée avec eux.
Les répondants
disent que si
quelqu’un a vraiment
le choix pour lui et
sa famille, celui-ci
devrait en tout
premier lieu se
battre pour changer
la situation (26%)
ou essayer de
trouver un meilleur
emploi (26%).
Ensuite, laisser le
pays avec sa famille
(19%) qui est la
troisième option ou
finalement
collaborer avec les
étrangers en Haïti
(17%).
Le
fait de ne pas
pouvoir faire
quelque chose pour
changer la
situation, les
tourmente beaucoup
(84%). De plus
c’est 91% qui se
disent tourmentés
parce qu’ils vivent
dans une situation
difficile. Les
répondants se disent
aussi tourmentés
(78%) à l’idée qu’il
pourrait y avoir un
nouveau séisme. Ils
sont affligés par la
mort d’une personne
qu’ils aimaient
dans 52% des cas et
sont parfois,
souvent ou très
souvent tourmentés
pour cette raison.
Au niveau de cette
enquête, le constat
qui est fait, c’est
qu’en dépit de la
gravité dont les
gens affirment être
touchés
par les effets du
séisme, force est de
constater que le
choix de laisser le
pays avec sa famille
ne vient qu’à la
troisième (3e)
place, ils préfèreraient
d'abord se battre
pour changer la
situation.
Dans
une grande majorité
(93%), ils créent
leur jugement de la
situation en
utilisant des
informations de
diverses sources.
Ces individus sont
informés de
l’actualité. La
radio est le média
de masse le plus
utilisé (50%) pour
avoir accès à
l’information. La
station de radio, la
plus écoutée est
Caraïbes FM, sur 66%
de répondants ayant
fait un choix, cette
station récolte 30%.
Elle est cinq (5)
fois plus écoutée
que les radios
Lumière, Guinen,
Signal FM et Kiskeya
avec toutes 6%
d’écoute.
Les
personnes
questionnées ont
aussi fait part de
la situation par
rapport à leur
voisinage depuis le
séisme. Cette
relation se
caractérise par
l’entraide dans 55%
et que les gens sont
solidaires, là où
ils vivent avec leur
famille. Dans le cas
où, il y a un
problème dans le
voisinage, les gens
collaborent pour le
résoudre ont affirmé
63% d’individus.
C-
L’État haïtien et la
gestion de la crise
depuis 12 janvier
2010
Les
répondants à
l’enquête ont été
très critiques à
l’égard de l’État
haïtien dans la
manière dont
celui-ci a géré la
crise qui a suivi le
tremblement de terre
du 12 janvier 2010.
Ils sont 83% à
croire que le
gouvernement Préval-Bellerive
n’a pas bien géré la
situation depuis le
séisme jusqu’à date
ou la question leur
a été posé (trois
mois plus tard).
Lorsqu’il s’agit de
questionner la
compétence du
premier ministre
chef de l’action
gouvernementale, ils
affirment que ce
dernier ne s’est pas
montré compétent et
n’a pas fait preuve
d’autorité dans sa
gestion de la crise,
ce sont 78% d’entre
eux qui ont cette
opinion. Si l’État
haïtien a beaucoup
fait pour améliorer
la situation des
citoyens, la
réponse est encore
non. Les répondants,
dans une proportion
de 69% affichent
leur désaccord. Ils
ont dit clairement
dans 82% de cas, ne
pas faire confiance
au gouvernement
Préval-Bellerive.
C’est un
gouvernement au sein
duquel, il y a de la
corruption, aux
dires de 86%. Le
travail des
ministères a aussi
été évalué par le
responsable de
chaque famille
interrogée. 35%
parmi eux croient
qu’aucun des
ministères ne fait
rien de sérieux. En
fait deux ministères
ont eu leur
reconnaissance,
d’avoir fait la
différence dans les
services qu’ils ont
fournis à la
population. Il
s’agit du ministère
de la santé
publique, en tête
avec 23%, et le
ministère de la
jeunesse et de
l’action civique
avec 20% de choix.
Cependant, en dépit
de leur perception
de l’État Haïtien,
les élections ne
sont pas
fondamentalement
remises en cause
avec la présence de
l’équipe au pouvoir.
Ceux qui souhaitent
des élections en
novembre pour
remplacer le
président Préval, ne
conditionnent pas la
réalisation de ces
scrutins à sa
présence ou son
absence à la tête du
pays. Ils sont 43% à
croire qu’ils
devraient y avoir
des élections pour
renouveler l’État
avec ou sans le
président Préval.
Cette tendance
demeure la même pour
ce qui ne souhaitent
pas d’élections
(Préval ou non, ne
semble pas être un
facteur
déterminant). Ceux
qui ne croient pas
dans les élections
sont un peu plus
nombreux que ceux
qui en veulent, ils
représentent 47%
(avec le président
Préval) et 48% (sans
le président
Préval). Les
avis sont très
partagés sur la
question des
élections, c’est à
peu près à égalité
que les gens se
positionnent sur la
réalisation ou non
des élections dans
le pays au mois de
novembre 2010.
D- Gestion
de l’aide
humanitaire et le
travail des ONG en
Haïti depuis le 12
janvier 2010
La
distribution de
l’aide humanitaire
fut le premier
aspect sur lequel,
les gens ont été
interrogés en
relation au travail
des ONG en Haïti
depuis le séisme du
12 janvier 2010.
Selon 59%, l’aide
humanitaire n’est
bien distribuée.
Alors que 14%
pensent que la
distribution n’est
pas mal, pour enfin
10% qui croient que
cela se passe bien.
Les familles ont
effectivement reçu
de l’aide (soins de
santé, argent,
nourriture, abri
provisoire, eau
potable, soutien
psychosocial etc.…)
dans une très grande
proportion. Par
importance, les
sources d’aide aux
familles affectées
sont : les parents
et amis vivant à
l’étranger (21%),
l’aide aux familles
vient aussi de la
solidarité et de
l’entraide sur le
terrain, car elles
reçoivent de l’aide
de la part de la
famille et des amis
en Haïti dans 17% de
cas. C’est seulement
en troisième
position
d’importance que se
retrouve l’aide
humanitaire comme
telle, gérée par les
ONG
internationales.
Des familles ont,
dans une proportion
considérable déclaré
ne pas avoir reçu
d’aide de personne
(31%). Il faut
souligner que dans
la question, il a
été précisé, la
définition donnée à
l’aide. Il est
difficile de
déterminer le niveau
de sincérité de tous
les répondants,
l’enquête a tenu
compte uniquement
des réponses
obtenues.
Un
classement des ONG
internationales
travaillant dans
l’assistance aux
familles a été
réalisé par les
bénéficiaires ciblés
eux-mêmes, en
rapport aux ONG
ayant fait un
travail avec un
impact réel sur
l’amélioration de la
qualité de vie des
familles affectées.
C’est Médecins sans
Frontières/Médecins
du Monde qui arrive
en tête avec 27% de
préférence. La
Croix-Rouge
Internationale vient
en 2e
avec 16%. Ensuite,
c’est le Programme
Alimentaire Mondiale
(11%) et Vision
Mondiale (7%). Un
nombre de 15% de
gens disent
qu’aucune ONG ne
fait rien de
sérieux.
Pour
cette même rubrique,
‘’ Aucun d’entre-
eux ne fais rien de
sérieux’’, les
ministères avaient
obtenus plus de
double du score des
ONG internationaux.
Les répondants sont
deux fois plus
nombreux à dire
que les ministères
ne rien faire de
sérieux, lesquels
ayant obtenu 35%
contre 15% pour les
ONG pour cette
réponse.
E- Reconstruction
d’Haïti et modèle de
Gouvernance
La
Commission
Intérimaire pour la
Reconstruction
d’Haïti (CIRH) de
dix-huit (18) est au
centre du
questionnement aux
répondants. Cette
structure ne fait
pas l’unanimité
auprès des personnes
questionnées, même
s’il y a beaucoup
plus de gens qui
semblent être
favorables (33%) ou
qui ne s’y opposent
pas (27%). Les
personnes qui
estiment que cette
commission n’est pas
bonne ou pas bonne
du tout pour
démarrer la
reconstruction du
pays sont 31% soit
près d’un tiers. Le
CIRH est aussi vue
sous un autre angle,
étant celui de son
importance ou pas,
pour la construction
d’Haïti. La
différence est donc
faite, entre le
jugement de valeur
(bonne ou pas) pour
apprécier son
importance. Les
répondants pensent à
ce stade-ci, que
cette commission
est très importante
ou importante à
hauteur de 31%. À
l’opposé, c’est un
peu plus de
répondants qui ne
voient pas
l’importance d’une
telle commission
avec 33%. Les
sceptiques sur la
question de
l’importance sont
aussi de 27%. Il
est intéressant de
constater dans les
deux cas, que la
balance favorable ou
défavorable à cette
commission est
détenue par les
personnes du milieu,
les plus modérés.
Donc, dans un cas
comme dans l’autre,
les partisans et les
opposants à cette
commission ont du
travail à faire pour
rallier ce centre à
leur cause, si ces
tendances devraient
refléter les
opinions de
l’ensemble de la
population
haïtienne.
Un
nombre important de
personnalités
étrangères ont
rendu visite à
Haïti, les
répondants ont réagi
face à cette
situation. Ils ne
sont pas opposés
dans une majorité à
ces visites qu’ils
qualifient
d’importantes ou
très importantes.
Ils sont 70% qui
sont dans cette
logique. Seulement
4% des répondants
sont des opposants à
ces visites et ne
croient pas dans
leur importance. Il
parait qu’un grand
nombre de familles
affectées par le
séisme place
beaucoup d’espoir
dans la présence de
ces personnalités
sur le terrain et
l’appréciation
qu’ils en font pour
faire avancer leur
cause.
Les
personnalités
politiques
étrangères dans
lesquelles, les
familles placent le
plus leur confiance
pour favoriser la
reconstruction d’une
Haïti nouvelle
sont : le président
américain Barack
Obama qui obtient
33% de leur
confiance, suivi du
président
vénézuélien Hugo
Chavez avec 16%,
talonné par l’ancien
président américain
Bill Clinton (10%).
Les familles ont de
la confiance (très
faible) aussi dans
les présidents,
cubain Fidel Castro
(3%) et français
Nicolas Sarkozy
(2%).
Les
activités de la
diaspora haïtienne,
particulièrement les
initiatives du
Groupe de Réflexion
et d’Action pour une
Haïti Nouvelle
(GRAHN) au Canada,
sont bien perçues
par les répondants.
Ils croient que les
forums, conférences,
colloques et autres
rencontres organisés
par la diaspora sur
la reconstruction
d’Haïti sont
importants ou très
importants à 71%.
Ces activités sont
considérées au même
rang que les visites
des personnalités
étrangères en Haïti
avec un avantage de
1% au profit des
activités de la
diaspora. Le
travail de la presse
internationale pour
permettre aux gens
de partout dans le
monde de bien
comprendre ce qui se
passe en Haïti et
aider ce pays à se
reconstruire est
aussi bien
considéré, 76% de
gens le qualifie de
bien avec des
positions allant
d’excellent à pas
mal.
Le
modèle de
gouvernance souhaité
par les répondants
pour le pays devant
favoriser la
reconstruction
réelle, est
caractérisé par une
gestion qui serait
confiée aux
étrangers à 41%
(Nations-Unis,
occupation du pays
par les États-Unis
ou un gouvernement
intérimaire Clinton-Bellerive).
La seconde option
significative, est
la réalisation
d’élections pour
élire un nouveau
président en
Novembre avec 19% de
choix. La troisième
voie est celle ayant
17%, soit la
formation d’un
gouvernement d’Unité
Nationale avec la
diaspora, mais sans
le président Préval
qui est justement le
chef du parti
politique ‘’Unité’’.
Dans
le cas de la
réalisation
d’élections pour
élire un nouveau
président à la tête
du pays en novembre
2010, on a demandé
aux répondants de
faire le choix du
dirigeant haïtien
qui ferait le
meilleur président
pour faciliter la
reconstruction
d’Haïti. Quatre
personnalités
obtiennent plus de
2% de confiance de
la part des familles
interrogées. Sur
67% de personnes
ayant fait un choix,
celui-ci se porte
d’abord sur Wyclef
Jean avec 20% de
confiance, sur
Mirlande Manigat en
deuxième avec 16%,
et Michaelle Jean
qui occupe la
troisième place avec
7% de confiance. Le
quatrième sur la
liste, est l’ancien
député de
Pétion-Ville, Steven
Benoit qui obtient
3% de confiance. Il
faut mentionner que
ce dernier ne
figurait pas sur la
liste présentée aux
répondants, il a été
choisi par les
répondants à la
rubrique « autre,
précisez », où
l’opportunité est
donnée à chacun de
faire lui-même son
choix.
Le
choix de Michaelle
Jean en 3e
place par les
répondants, confirme
son absence à la
question sur les
personnalités
étrangères. Une
tendance claire se
dégage aussi de ces
choix effectués par
les répondants en
matière de
gouvernance et de
gestion du pays pour
sa reconstruction.
Les fervents
défenseurs de la
souveraineté
nationale ont plus
que jamais beaucoup
du travail à faire
pour contrôler,
voire renverser la
tendance qui se
dessine, l’abandon
du pays aux
dirigeants étrangers
de manière
officielle. Les
pro-tutelles ne
peuvent- être
ignorés, lorsque
l’on considère les
résultats de cette
enquête. La tendance
à ne plus faire
confiance aux
dirigeants haïtiens
s’est exprimée sans
controverse. Sur le
plan de la confiance
dans les politiciens
haïtiens de
l’intérieur du pays, Mirlange Manigat
semble être
l’exception qui
confirme cette
règle.
Même
dans l’éventualité
de l’élection d’un
gouvernement
Haïtien, le choix se
porte sur les
‘’Jean’’ (Wyclef et
Michaelle) tous deux
de la diaspora
haïtienne. Ils sont
populaires, car le
niveau de confiance
qui leu est accordée
est de 27% sur 67%
de répondants ayant
exprimé un choix.
C’est l’équivalent
de 40% du nombre de répondants
à placer leur
confiance dans un
dirigeant. De plus,
ce qui détermine
leur potentiel de
pouvoir, c’est le
fait que la
question, n’était
pas si vous deviez
voter pour choisir
(ce n’est pas
seulement une
intention de vote),
mais qui serait le
meilleur dirigeant,
celui en qui vous
avez le plus de
confiance.
F-
Recommandations
et pistes à explorer
pour l’avenir
Les
données de l’enquête
sur les cent
soixante quinze
(175) familles ne
devraient pas être
généralisées et ne
sont pas
généralisables à
l’ensemble de la
population de
Port-au-Prince et
environs, encore
moins à la totalité
du pays. Elles ne
présentent que des
tendances
significatives dont
il faudrait tenir
compte pour tous les
aspects
inventoriés. Ce
travail préliminaire
ne prétend pas
effectuer des
analyses poussées
qui auraient permis
de mieux apprécier
le contenu d’aspects
pertinents.
L’objectif n’a pas
été de faire des
croissements de
variables (homme vs
femme, revenu,
zones, nombre
d’enfants, etc..) ce
qui est possible
avec les données
dont l’enquête
dispose. Ces données
ont été présentées
de manière très
simple afin de
dresser un portrait
sans complexité de
la situation des
familles cent (100)
jours après le
séisme du 12 janvier
2010.
Le
centre Haïtien se
propose aux six (6)
mois de
l’après-séisme
(juillet 2010)
d’ajouter à
l’échantillon un
nombre de répondants
lui permettant
d’atteindre 250
familles avec
l’inclusion de Cité
Soleil, de Léogane,
Petit Gonâve et
Jacmel. Ceci tout en
approfondissant, des
questions de fond
sur la compréhension
de la position des
répondants avec un
échantillon plus
réduit par une
approche
qualitative. Pour
présenter un rapport
plus complet,
permettant de
comparer certaines
variables.
Au
mois de juin 2010,
le Centre Haïtien de
Recherche en
Éducation, veut
aussi proposer à la
population un projet
complet (beaucoup
plus ambitieux)
d’une recherche
longitudinale qui
débuterait à l’an un
(1) de
l’après-séisme avec
objectif de toucher
entre 1500 et 2000
familles affectées
directement ou
indirectement par
les effets du
séisme, de l’aide
humanitaire, des
impacts de la
reconstruction,
autour des
différents aspects
actuels mais
réaménagé et plus
exhaustif. Cette
enquête
longitudinale
s’échelonnerait sur
environ dix (10) ans
pour suivre la
reconstruction et le
parcours des
familles avec quatre
périodes de collecte
avec les mêmes
familles (les années
2011, 2013, 2015,
2017) pour autant de
rapport d’enquête
sur la situation et
l’analyse des
perspectives des
familles haïtiennes.
Télécharger la version
complète PDF du
rapport
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